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Deux plantes Invasives Sur les rives des cours d'eau... |
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1 - La renouée du Japon |
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C’est probablement la plus problématique des deux sur les berges. Comment la reconnaître ?
Pourquoi est-elle envahissante ? Son principal atout est son extraordinaire capacité de multiplication végétative. Elle possède un réseau souterrain de rhizomes très vigoureux. De minuscules fragments de rhizome ou de tige peuvent donner naissance à une nouvelle plante. Les cours d'eau jouent donc un rôle particulièrement important : lors des crues, morceaux de plantes ou de rhizomes arrachés et transportés en aval colonisent ainsi rapidement de nouvelles berges. Une fois installée, elle forme souvent des massifs très denses, concurrençant fortement la végétation indigène en captant lumière et espace. Un point particulièrement important : la faucher ou la couper sans précaution peut contribuer à sa dispersion. Les déchets de coupe contenant des fragments capables de reprendre ne doivent surtout pas être abandonnés sur place, transportés n'importe comment ou déposés n'importe où. Sa gestion est donc généralement difficile et doit être adaptée à la taille de la surface envahie. L'OFB (Office Français de la Biodiversité) recense plusieurs méthodes expérimentées : arrachage, bâchage, fauche répétée, etc., avec des résultats variables. |
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2 - Le buddleia de David |
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Le buddleia, ou arbre à papillons, est assez différent. Arbuste originaire de Chine, introduit en France au XIXe siècle comme plante ornementale, il est aujourd'hui considéré comme une espèce exotique envahissante en France hexagonale. Comment le reconnaître ?
Pourquoi se retrouve-t-il au bord des rivières ? Il apprécie particulièrement les milieux ouverts et perturbés, notamment les terrains où la végétation a été détruite ou décapée : les crues peuvent créer de telles surfaces nues sur les berges et ses très nombreuses graines dispersées par le vent peuvent alors les coloniser rapidement. Contrairement à la renouée, il ne forme généralement pas d'immenses tapis végétaux. L'OFB le classe comme espèce exotique envahissante et dispose de retours d'expériences de gestion, notamment par coupe et traitement des souches. |
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Rappels aux propriétaires riverains... |
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En FEn Fance, pour un cours d’eau non domanial, le propriétaire riverain dispose de droits sur le cours d’eau et son lit, mais il doit assumer également une obligation importante d’entretien. Le régime principal figure aux articles L. 215-1 et suivants du Code de l’environnement. Dans le village de Lunas les ruisseaux de Nize et de Saint-Georges entrent dans cette catégorie et commencent à être envahis par la renouée et le buddleia. 1. Les principaux droits du propriétaire riverain
• Propriété du lit du cours d’eau
• Usage de l’eau
• Prélèvement de certains
éléments du lit 2. Ses principales obligations
• Entretenir régulièrement le
cours d’eau
Il peut notamment comprendre :
L'élimination des espèces végétales jugées comme invasives revient donc aux propriétaires riverains...e |
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