Poème en occitan signé " F.D." accompagné d'un portrait de Jules CAYLA vieillissant...

LOU PINTRE CAYLA


Dau Larzac à la mar retrases la Campagna,
La Boria e lou troupèl, la vigna e lou maset…
Toun pincèl sap plombà l’aiga morta qu’estagna,
Ounte dourmis la fouca e jaunis lou raulet.
 
Brosses milhou que ges l’apalus, la mountagna,
Cayla qu’as per pairis Diogèna e Courbet
Mès qu’auriès degut naisse autres cops en Espagna
Entre aqueles signous qu’afeciouna Roybet.
 
Auriès cantat l’aubada à mila senoritas,
Begut de vis de fioc, fumat de papelitas
E ramenat la joia au triste Escurial.
 
Car amai sajes prene un èr serious e grave
Amai qu’ajes la barba e lous iols d’un Burgrave
Siès un bougre d’artista e galoi e rouial !
 
                                               F.D.

LE PEINTRE CAYLA


Du Larzac à la mer tu peins la campagne,
La ferme et le troupeau, la vigne et le petit mas …
Ton pinceau sait rendre l’évidence à l’eau morte qui stagne,
Où dort la foulque et où jaunit le roseau.

Tu peins à grands traits mieux que personne le marais, la montagne,
Cayla qui as pour parrains Diogéne et Courbet
Mais tu aurais dû naître autrefois en Espagne
Entre ces seigneurs que Roybet affectionnait.

Tu aurais chanté l’aubade à mille jeunes filles,
Bu du vin de feu, fumé des papelitas
En ramenant la joie au triste Escurial.

Car même si tu as pris un air sérieux et grave
Même si tu as la barbe et les yeux d’un Burgrave
Tu es un bougre d’artiste à la fois grivois et royal.

                                                F.D.

 

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