LE BARON CLAUDE DE NARBONNE-CAYLUS (1527 à 1578) |
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Par Emile Ségui, diplômé d'études supérieures Une petite place protestante pendant les guerres de religion (1562-1629) FAUGERES en Biterrois A. LARGUIER, imprimeur, Nîmes 1833 4e année des Cahiers d'Histoire et d'Archéologie - Tome VIII 1934 |
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4e partie La fin tragique du baron - Sixièmes et Septièmes troubles (1576-1579) DAMVILLE ABANDONNE LES PROTESTANTS La Ligue venait de naître. Le mouvement prit rapidement une ampleur considérable. Le roi, craignant d'être débordé, dut prudent d'en prendre la tête et de condamner l'Edit de Beaulieu. Damville, inquiet, chercha à se rapprocher de la cour. Dès lors il devient suspect aux protestants. Pourtant, peu rassuré sur les intentions du roi à son égard, ne voulant pas lâcher la proie pour l'ombre, Damville renouvelle l'Union sur In base de la liberté de culte complète et il accepte un contrôle encore plus rigoureux de la part des communautés protestantes qui semblent constituer une sorte de république fédérative. La nouvelle union fut de courte durée. Damville, enfin réconcilié avec le roi, abandonne ses alliés, dont la tutelle étroite et les exigences ne lui convenaient guère. Les hostilités ont recommencé. Dès le mois de janvier, Bacou bataille sur les confins du Biterrois et prend Cessenon. Où est Claude ? Une grave lacune dans les comptes consulaires, de 1576 à 1579, nous enlève nos points de repère les plus sûrs. Il est à Faugères en avril : il fait donner une collation à une vingtaine de soldats de Bédarieux qui revenaient d'embuscade. Nous savons qu'il était à Béziers en octobre 1576 et qu'il a eu maille à partir avec le chapitre de Saint-Nazaire à propos de la leude de Bédarieux. Le chapitre a obtenu sentence contre lui.
UNE TENTATIVE SUR BEZIERS Gaches, nous apprend qu'en février 1577, les protestants de Béziers étaient résolus à se saisir de la ville. Ils appellent à leur aide le baron de Faugères. Claude rassemble 400 arquebusiers, les cantonne à Laurens, à Gabian, à Faugères, à Bédarieux et n'attend que-le signal. Damville, redevenu le chef des troupes royales, fait échouer l'entreprise. Peu après, le maréchal se met, en campagne pour soumettre les bourgs hostiles du Biterrois. Il reprend Thézan et Cessenon à Bacou, puis se tourne contre Claude de Narbonne. La place la plus avancée de celui-ci était Laurens. Damville l'assiège, mais il est obligé d'abandonner l'attaque, « désespérant de forcer le baron de Faugères qui s'y était jeté ». Il se dirige alors vers Montpellier. Le Haut-Biterrois lui échappait (mai 1577).
CLAUDE A MONTPELLIER SOUS CHATILLON TERRIBLE EXECUTION DE LA MEILLADE Damville résolut en juin d'assiéger Montpellier. Châtillon commandait la place. Il la quitta pour aller chercher des renforts dans les Cévennes et revint bientôt à la tête de 4 000 fantassins et 500 cavaliers, accompagné, disent les chroniqueurs, des meilleurs capitaines du parti, Thoré, le vicomte de Lavedan le vicomte de Paulin, le baron de Faugères, Broquiers. Porquerail, Yolet, Deyme, Boisseson... La liste énumère les capitaines selon leur importance féodale et non selon leur valeur. Précisons un peu. Châtillon, ayant battu le rappel: avait rassemblé ses forces à Millau en septembre. Il descend vers le Languedoc, au devant de Thoré, peut-être par la vallée de l'Hérault. Claude de Narbonne avec 500 hommes « tant à pied qu'à cheval » va à sa rencontre. La petite troupe passe à la Meillade, sur le territoire de Montpeyroux, en pays catholique. Le baron, ne voulant pas engager ses hommes ou prendre du retard, sollicite le passage. Il ne veut rien, ni vivres ni vin, rien que passer. L'accord se fait. Il n'eût pas plutôt tourné les talons, qu'enhardis par l'attitude de Claude et se croyant bien à l'abri derrière leurs murailles, les gens de la Meillade ne purent s'empêcher de lui jeter « une arcabousade ou deux ». Le seigneur de Faugères vit rouge. Il se retourna furieux, força la porte et passa tout ce qu'il trouva, hommes et femmes, au fil de l'épée : il y eut 80 victimes. On se battit sous Montpellier. Nous ne savons rien du rôle que joua l'impitoyable capitaine dans la bataille. La paix de Bergerac, que La Noue apportait, arrêta les combats et Claude dut retourner dans ses terres avec ses arquebusiers. LA PAIX DE BERGERAC INTRANSIGEANCE ET BANDITISME Le roi confirme Damville dans le gouvernement du Languedoc. Les Etats de Béziers (1577 ) crient la misère du pays, las de ces guerres. Ils ne veulent plus de soldats dans la province, et comme ceux de l'année précédente, ils demandent instamment l'observation de l'Edit. Mais les protestants.se méfient, et du roi, et de Damville. La paix de Bergerac est d'ailleurs moins avantageuse pour eux que celle de Beaulieu, qu'ils regrettent, et ils ont de la peine à poser les armes. Les hostilités reprennent par-ci par-là. Quels que soient les désirs de paix, on ne dépouille pas en un tour de main le vieil homme, et trop de colères restaient grondantes, qui brusquement rallumaient le feu — un feu capable d'incendier la province. A ces rancunes tenaces, à ces vengeances attardées, il faut ajouter le banditisme, les exploits de ces «soudartz », rebut des deux partis, que la paix rendait libres. L'assemblée d'Anduze, en 1579 dénonce les opérations de pur brigandage de certains capitaines, « perturbateurs du repos public, n'ayant aucune religion, bien qu'ils fassent profession extérieure de la religion réformée ». Claude de Narbonne participa-t-il à ces entreprises et troubla-t-il la paix par zèle intransigeant ou par cupidité ? On a le droit d'en douter, car les députés d'Anduze — on le verra plus loin prirent fait et cause pour lui. En tous cas, il en fut une des victimes et la dernière scène de cette vie mouvementée a quelque chose de shakespearien.
LA MORT TRAGIQUE DU BARON A la fin de février 1578 Claude était en son nid d'aigle, à Lunas, avec une trentaine d'hommes et le capitaine Noguiers, si l'on en croit un chroniqueur. Une nuit ils furent surpris et le baron fut tué dans son lit. On lui coupa la tête et on l'emporta à Lodève « où l'on s'en joua dans les rues, comme en la prise il avait fait de celle de Saint-Fulcrand ». Pas de doute possible, Claude avait été trahi. L'opinion publique protestante accusa la vieille Béatrix d’avoir livré son fils. Charbonneau et le Calviniste de Millau se font l'écho de ces accusations. Ce dernier n'en est pas autrement étonné, car il qualifie vertement Béatrix : « C 'était une putain » dit-il . Batailler, lui, est nettement affirmatif : Claude fut « meurtri au lit par le moyen de sa dite mère ». « Madame de Faugères la vieille », alors âgée de 74 ans, était restée catholique. Elle s'était remariée six ans après la mort de Jean de Narbonne, le père de Claude, avec Jean de Clermont, lui apportant en dot la moitié de la seigneurie de Lunas. De ce second mariage était née Françoise de Ciermont. Une fille de Françoise, Béatrix, avait épousé Etienne de Caylus, seigneur de Colombières. Des oppositions d'intérêt qu'accentuaient encore le caractère altier et le tour d'esprit sarcastique du baron, une affection exclusive pour sa fille et la fille de sa fille, ont bien pu s'ajouter à la passion religieuse pour étouffer chez la vieille douairière tout sentiment maternel à l'égard de son fils. Cherche à qui le crime profite... Béatrix de Faugères et Etienne de Caylus se saisissent aussitôt de Lunas et le gardent jusqu'en 1585, malgré les réclamations de la veuve et de son fils. La vieille mère du baron ne fut pas la seule accusée. On voulut voir la main de Damville dans ce meurtre. «Damville, dit le Calviniste de Millau, lui voulait grand mal, car il tenait tout le pays à crainte jusqu'à Béziers et Pézenas, de telle sorte que les catholiques n'osaient bouger». Nous verrions volontiers dans cette affirmation la preuve d'un zèle intransigeant. Claude devait appartenir alors à cette « extrême gauche » du parti protestant qui ne voulait aucune compromission avec les politiques dont Damville allait redevenir le chef. Le Calviniste de Millau va plus loin. Il nomme les exécuteurs : les moines de Joncels. Ce ne serait pas la moindre surprise que de trouver en 1578 des moines à Joncels, à une lieue de Lunas. Par quelle grâce spéciale auraient-ils pu subsister à deux pas du terrible capitaine ? A moins qu'il ne s'agisse de moines dispersés désireux de prendre leur revanche... Restons sceptiques sur ce point. Si Damville ne fut pas l'instigateur, il est certain qu'il fut bien aise d'être débarrassé du baron de Faugères qu'il avait souvent trouvé devant lui, l'année précédente, pour contrarier ses desseins : c'était un sérieux adversaire de sa politique qui disparaissait ! C'est ce que met en relief une pièce autrement sûre que les on dit des chroniqueurs. Il ressort en effet de l'examen des « Griefs de l’Assemblée d'Anduze » datés du 1er novembre 1579 et portés devant les Etats à Béziers : - 1° que la veuve et le fils du baron n'ont jamais pu obtenir justice contre les meurtriers, quelques pressantes qu'aient été leurs démarches ; - 2° qu'ils avaient mis la main sur deux complices et qu'ils les gardaient en prison (à Faugères sans doute ) pour les faire juger. Ces deux complices ont pu s'enfuir et restent impunis. - 3° que les principaux « excitateurs » du « massacre » sont de l'entourage du maréchal, entre autres un nommé Saint-Jean et un nommé Guien ; - 4° que les paysans de Lunas ont trahi leur seigneur. On avouera que les soupçons pouvaient légitimement se porter sur le maréchal. Le meurtre de Parabère à Beaucaire montre que Damville savait avoir recours à la violence pour réduire les oppositions. Il est certain que les paysans catholiques de Lunas favorisèrent le meurtre et passèrent volontiers sous l'autorité de Béatrix et de son gendre. Mais le château était indépendant, et il a fallu qu'il y ait trahison dans le château même. Capitaine expérimenté, Claude ne devait avoir autour de lui que des hommes sûrs. Alors ? L'ombre tragique de la mère, usurpatrice du fief, se dresse toujours devant nous, bien que la plainte de la veuve et du fils se taise sur son compte par une légitime pudeur. Une question se pose. Où étaient la femme de Claude et son fils au moment du meurtre ? Furent-ils épargnés et purent-ils s'enfuir ? Ou, plus vraisemblablement, étaient-ils à Faugères ? Nous verrons par la suite que la veuve de Claude habitera souvent Faugères, tandis que son fils Jean tiendra Lunas : on se partage la surveillance des places et des vassaux et l'exercice de l'autorité. La mort tragique du baron eut un grand retentissement Henri de Navarre, dans une lettre à Damville du 14 mars 1578 se plaignant des infractions à l'Edit, ne manque pas de la mettre en avant. «On a tué le baron de Fougères, puis on couvre ce fait d'une querelle particulière». Faut-il entendre par ces derniers mots, une querelle domestique ? Nous voilà revenus devant Béatrix, désireuse sans doute d'arracher à Claude le fief de Lunas dont la moitié lui appartenait et qu'il devait posséder tout entier, trop heureux peut-être d'avoir une raison politique pour cela faire. Mais derrière elle, se servant d'elle, il y a, pour le roi de Navarre, des adversaires religieux ou politiques. Les catholiques virent dans la mort de Claude un châtiment céleste et Lodève en liesse vengea sur le chef sanglant du baron les profanations de 1573.
UNE RECONSTITUTION HYPOTHETIQUE DU DRAME Essayons maintenant, en nous appuyant sur les maigres données que nous avons, de reconstituer le drame. Le champ des hypothèses est ouvert, mais il est singulièrement limité. Etienne de Caylus, sieur de Colombières, le petit-fils par alliance de Béatrix, est auprès de Damville. Il est apparenté à la maison du Poujol, l'éternelle rivale de la maison de Faugères, que les troubles ont mis de nouveau face à face. Il a combattu sous les ordres du Maréchal durant la dernière campagne, et il sait combien Damville déteste le redoutable baron qui lui a victorieusement tenu tête et qui fait trembler deux diocèses. Il sonde le duc. Lunas n'est-il pas pour moitié à sa grand'mère ? Pourquoi cette importante place reste-t-elle entre les mains d'un ennemi si dangereux ? Ne serait-il pas juste et sage que de fidèles serviteurs du roi tiennent le fief ? Sans doute, mais qu'y faire ? Damville ne veut pas, lui, de propos délibéré, rallumer l'incendie. Ce sont là querelles particulières dont il ne saurait se mêler. Que Béatrix et Colombières s'arrangent pour reprendre leur bien... Etienne de Caylus a compris. Il n'est pas homme à hésiter. Ne dira-t-il pas, trois ans plus tard : « Sy j'estois sur une tour et que j'eusse cent) canons chargés et visse passer mon ennemy à port, je les lascherois tous pour le tuer » ? On ne pouvait prétendre au fief tant que Damville était l'allié des huguenots. On ne pouvait rien contre le baron pendant la guerre, car Dieu sait s'il faisait bonne garde ! Mais maintenant l'occasion s'offre. Le duc acceptera le fait accompli. C'est le moment Claude de Narbonne est à Faugères. Colombières se rend à Lunas. C'est la paix : il est tout naturel qu'il aille saluer l'aïeule... Béatrix de Caylus, la vieille douairière, abrite sa tristesse derrière les murs du Redondel. En l'absence du baron, un capitaine commande au château, mais si elle va et elle vient, libre de ses mouvements, alerte et solide encore malgré ses 74 ans. Claude s'est souvent heurté avec sa mère : jamais il n'a pensé qu'elle put le trahir. Il y a longtemps que, dans le secret de son âme, « Madame de Faugères la, vieille» n'a plus de fils. Les abominations de Lodève ont achevé de la détacher de Claude : elle eut préféré le voir mort ! Et il a continué ses tristes exploits ! Et il est le fléau du pays ! Et il dévore son bien, le bien de sa fille ! Deux idées fixes l'obsèdent, la subjuguent : Saint-Fulcran et son fief, son fief et Saint-Fulcran. Dans son obstination sénile, elle ne voit rien au delà. Etienne remue les rancunes accumulées dans ce cœur endurci et attise la haine. L'heure du châtiment a sonné. Veut-elle qu'on en finisse avec ce démon et que Saint-Fulcran soit vengé ? Et, sombre, Béatrix a dit oui. Saint-Fulcran ! Pour se saisir de son bourreau, tous les Lodévois se lèveront. Cinq années ont passé sans calmer leurs blessures. Colombières a trouvé dans l'entourage du maréchal des hommes de coup de main, compagnons de bataille d'hier, Guien et Saint-Jean entre autres. Ils savent, eux aussi, qu'en débarrassant le duc du baron de Faugères c'est un signalé service qu'on lui rend. Ils iront à Lodève, ils auront tôt fait de recruter la bande. Claude est allé vers ses vassaux de la montagne. Là-haut, sur le Redondel, la mère et le fils se sont dressés une fois de plus face à face. Une fois de plus Béatrix a reproché à Claude sa conduite, une, fois de plus elle a parlé de ses droits. Les sarcasmes du baron ont dissipé son ultime hésitation. Maintenant, sa résolution est bien prise. Elle envoie vers Colombières un homme sûr. Elle en a, des hommes sûrs à sa disposition, dans ce Lunas profondément catholique. Lunas abhorre son seigneur, ce renégat qui fait la guerre à Dieu et qui exige des censives qui ne lui sont pas dues ! Que peuvent les quelques bourgeois protestants qui vivent à l'écart ? Les paysans en ont assez de Claude. Ils n'oseraient jamais se révolter contre lui, mais ils ouvriront les portes et laisseront faire. Et les consuls sont du complot. Au jour fixé, prompts à la vengeance, capitaines et Lodévois sont à Joncels, au rendez-vous. A six lieues de là, dans son manoir, Colombières attend les événements : il faut bien sauver la face. La nuit est venue. En étouffant ses pas, la troupe descend vers Lunas. En vue du bourg, elle s'arrête. Un à un, sans bruit, les hommes se glissent vers la porte qui tourne doucement sur ses gonds fraîchement huilés. Près de la porte est la maison du corps de garde. Quelques paysans déterminés sont là qui serviront de guides dans les sombres ruelles. On attend longuement. Rien ne bouge sur le Redondel. En son nid d'aigle, Claude repose, confiant dans ses murailles. Ses deux ou trois domestiques dorment, dorment aussi le capitaine et les quelques soudarts qu'il garde en son château. C'est la paix. Le veilleur a quitté l'échauguette et le chemin de ronde est solitaire. Muets, retenant leur souffle, les assaillants se sont coulés le long des maisons jusqu'à la porte du village qui s'ouvre sur les défenses propres du château. Elles les a laissé passer, complice et discrète. Les voilà sur le sentier. Tout au haut, une poterne les reçoit, accueillante : une main de femme a tiré les verrous. Des indications sont données à voix basse, la troupe se divise et les meurtriers se ruent. Tandis que les uns tombent sur les soudarts et les domestiques, les autres, par l'appartement de la douairière, gagnent la chambre du baron. Claude, éveillé en sursaut par les clameurs et les cris de vengeance, est cloué sur son lit par le fer des assaillants. Un Lodévois tranche la tête et l'emporte... A l'aube, Béatrix de Caylus annonce à ses «manants et habitants» de Lunas que le baron a été tué dans la nuit par des gens entrés par surprise, qu'elle reprend son fief, et qu'elle assurera la garde du château et de la ville. Et elle appelle aussitôt Etienne de Caylus. Tout n'a pas été tué sur le Redondel. Dans l'ombre, des soldats ont pu fuir, gagner Faugères. Ils ont peut-être reconnu quelques acteurs du drame. Jean de Narbonne se met vivement en campagne et en prend deux... on sait le reste. Roman, dira-t-on. Sans doute, et nous avons prévenu le lecteur. Mais roman qui pourrait bien avoir été vécu car il explique l'attitude de Damville et celle des autres. Personnages mêlés à ce tragique événement dont il faut chercher la genèse à la fois dans une triste querelle de famille et dans les passions exaspérées du temps. Le drame de Lunas a fait beaucoup pour la mémoire de Claude. Il auréola quelque peu cette tête de dur gentilhomme qui payait de sa vie son zèle intransigeant. La volte-face intéressée de 1567 ne fut plus qu'une ruse de guerre pardonnable et les excès commis passèrent au second plan. |
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Jeannine & Lucien Osouf juillet 2026 |
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